Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 17:21

Les liens pointant vers des sites amis, en rapport, ou les deux en même temps, ornent souvent les blogs. Pop-Up n'affiche, lui, que des liens renvoyant vers des sites qui lui plaisent et qui complètent ses sujets, quelque soient leurs domaines. Pour cette raison nous souhaiterions encourager deux blogs "pop-potes" sélectionné pour la finale des Blog Awards qui se dérouleront le 18 novembre à l'hôtel de ville de Paris. L'occasion de vous les présenter:

 

Marygribouille

 

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Marygribouille est une jeune illustratrice havraise issue de la génération Sex and the City illustrant le quotidien d'une demoiselle moderne au moyen d'un graphisme pétillant. Ses bulles aussi légères que du champagne narrent avec humour l'ivresse de la condition féminine contemporaine. Partagée entre les enfants, les fringues, les soirées et le boulot, le girl power n'aura jamais été aussi important, esthétique, et surtout amusant, qu'esquissé sous les traits de Marygribouille. Nominée dans la catégorie "Bande dessinée", espérons que son cocktail fera tourner la tête du jury...

 

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Xulux 

 

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Tout comme Pop-Up, Xulux sonde la culture contemporaine dans son ensemble afin d'y dégager les valeurs, les idéologies et les moeurs de notre temps. En l'analysant, ce blog rend hommage à la culture populaire qui, sous son apparente simplicité, abrite bien souvent des messages et des inspirations plus subtils qu'on ne le croît. Rien n'échappe donc à son "microspop" : publicité, graphisme, musique, cinéma ou philosophie, toutes les émanations de notre temps sont bonnes à analyser. Cette démarche, nommée "pop philosophie", demeure encore discrète en France et cette nomination dans la catégorie culture constitue déjà une belle avancée et une victoire certaine. Espérons à présent la consécration...

 

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Voilà, ne reste plus qu'à attendre jeudi soir...Courage les pop-potes! 

Par Arthur Fortin - Publié dans : Tendance - Communauté : LA COMMUNAUTE DE TOUS
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 13:59

 

vintage swinging barbie 

 

Ah la blondeur…Couleur capillaire source de moqueries, les blondes n’ont pas toujours ressemblé au personnage de Lorelei Lee dans le film les hommes préfèrent les blondes. Fut un temps où leurs reflets solaires traduisaient le langage des déesses et des saintes, mais les divinités disparues, les hommes interprètent cette innocence originelle comme un signe de naïveté ; Dociles, malléables et fidèles, contrairement aux brunes qui devinrent les maîtresses de leurs maris. Heureusement des résistantes détournèrent cette représentation misogyne en profanant cette auréole de bonté. Aujourd’hui focus sur la plus audacieuse d’entre elles : Marlène Dietrich.

 

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Les hommes préfèrent peut-être les blondes, mais les blondes préfèrent certainement Marlène Dietrich. Impossible pour une artiste investissant une part de son capital dans la dorure de sa chevelure de ne pas rendre hommage à l’une des plus grandes prêtresses du genre. Avec elle, la couleur des anges distilla une délicieuse saveur venimeuse. Jean Cocteau sut d'ailleurs parfaitement formuler cette contradiction : « votre nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache. »  

 

 

D’où vint justement cette sensation de caresse ? Peut-être de son goût pour le chant et le violon (abandonnés suite à une blessure) qu’elle pratiqua assidûment durant sa jeunesse. Façonnée par la sensualité rigoureuse de l’art classique, Marlène Dietrich conserva cette beauté inatteignable dévolue à ces cantatrices dont la voix au timbre cristallin jaillit d’une plastique si élégamment mise en valeur par des tenues raffinées. Son père (qui mourut 7 ans après sa naissance) et son beau-père, tous deux officiers prussiens, lui léguèrent néanmoins un tempérament de battante l'empêchant de se figer en pot de fleurs.

 

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                    DegasLa chanteuse au gant (1878)            A.Toulmouche, Vanité d'une femme (fin 19ème)

 

Ces influences façonnèrent sa beauté froide, presque hautaine, à la base du mystère ayant construit sa légende. Derrière tant de candeur apparente on pourrait déceler le regard d'un ange...

 

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Après des cours de théâtre et quelques rôles au cinéma, Marlène Dietrich connut son premier gros succès grâce au film l’Ange bleu narrant la déchéance d’un austère professeur tombant sous le charme d’une sublime chanteuse de cabaret (interprétée par l’actrice allemande). Son jeu de femme fatale, ainsi que son interprétation de fall in love again, consacreront son statut de diva envoûteuse soigneusement entretenue jusqu’à la fin de sa vie. Ce minois d'ange abriterait donc quelques pensées machiavéliques? La cravache semblait poindre de ses ailes...

 

 

Succédèrent de nombreux films réalisés par les plus grands de l’époque (Josef Von Sternberg, Lubtisch, Hitchcock, Wilder…) renvoyant l’image d’une blonde au charme ensorceleur défendant farouchement son indépendance. Beaucoup y succombèrent mais personne ne réussit à la cloîtrer dans un foyer. 

 

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Cependant sa carrière d’actrice ne cessa de décliner après la seconde guerre mondiale en raison du maccarthysme alors à l'oeuvre à cette époque. Pleine de ressources,  Marlène se tourna donc vers la chanson qui rythma la deuxième partie de sa carrière. Son expérience cinématographique lui permit d’enrichir son jeu scénique d’une théâtralité qui ne manqua pas d'éblouir Broadway et d’inspirer les générations suivantes. Hélas une mauvaise chute la contraignit à quitter définitivement la scène. Soucieuse de ne pas apparaître affaiblie, elle vécu recluse dans son logement parisien jusqu'à sa mort en 1992.

 


Son charisme, sa beauté, son destin, et ses engagements détournèrent Marlène Dietrich de la représentation classique de la starlette blonde et docile. Par ses rôles et sa vie, celle-ci influença de nombreuses artistes pop, à commencer par Madonna qui ne cesse de lui rendre hommage au travers de ses clips ou ses concerts. Mais pas seulement : les Beatles avec la pochette de leur célèbre album  Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, Heidi Klum, ou encore Noir Désir avec leur titre Marlène, tous n’ont d’yeux que pour elle. « I am not a myth » dit-elle un jour. Erreur ou fausse modestie? Caresse ou cravache? Avec elle, les frontières se brouillèrent...

 



 

Par Arthur Fortin - Publié dans : Tendance - Communauté : blog art
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 14:34

 

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Beaucoup en ont parlé, certains continuent de le faire, mais les avis restent mitigés. Quoi qu'il en soit Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan ne laissent personne indifférent. Qu'ils suscitent de l'admiration ou de l'agacement, les sentiments se révèlent eux bien réels.

 


Certains films empêchent tout jugement immédiat. Leur saveur continue de titiller notre palais mais on ne parvient à en saisir les éléments. En fait on aime mais on ne sait pourquoi. Les Amours Imaginaires, le dernier film tendance issu du cerveau fécond et des doigts habiles d’un petit jeune nommé Xavier Dolan (20 ans), correspond exactement à ce profil.

 

 

On voit le film, certaines choses nous semblent familières, on reconnaît quelques références, sans que cela soit pour du plagiat pour autant, et finalement on apprécie. Mais a-t-on aimé le film en lui-même ou les multiples références qui l’assaisonnent ? Dans le cas des Amours Imaginaires a-t-on aimé cette histoire de triangle amoureux nous renvoyant au célèbre Jules et Jim de Truffaut ? Ou l’énorme attention stylistique portée à l’encontre des plans, de la musique, des décors et des vêtements ? Ou bien seraient-ce les multiples clins d’œil à l’encontre de la Nouvelle Vague dont on sent la toute puissante influence auprès du jeune Dolan ? En fait l’assemblage de toutes ces choses finissent par produire un patchwork séduisant où cohabitent ses passions artistiques. Wong War-wai, Godard, Truffaut, la littérature, la mode, ce dernier se pose en héritier d’un courant qu’il actualise plutôt bien.

 

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Beaucoup lui reprochent la simplicité de son histoire de laquelle pointe une naïveté trop enfantine. C’est oublier ce que fut la Nouvelle Vague et ses ambitions. Celle-ci souhaitait traduire l’ambiguïté des sentiments et des désirs humains au travers d’une mise en scène particulièrement élaborée. L’histoire ne demeurait le plus souvent qu’un prétexte permettant le déploiement d’un style novateur. Ce que fait Dolan avec cette histoire de triangle amoureux. Sauf que nous ne sommes plus dans les 60’s (même si on en ressent toute l’influence). S’intègrent donc l’homosexualité, la musique pop, l’environnement Montréalais (avec ses tags, ses coffee shops...), bref ce qui constitue le quotidien du réalisateur.

 

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Ce film constitue donc une véritable œuvre pop en ce sens qu’elle actualise le style Nouvelle Vague. La méthode reste la même mais l’esthétique change (et les deux sont maîtrisées). Par ce collage rassemblant ses influences, Xavier Dolan se présente à nous avec assurance et détermination. Ne lui manque plus qu’un vrai scénario maintenant. Mais quoi qu’il en soit nous sommes heureux de le rencontrer car son talent n'a rien d'imaginaire.


 


Par Arthur Fortin - Publié dans : Tendance - Communauté : Art & Culture
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 13:13

 

Accoler un 2 à la suite d'un bon film ne suffit pas à faire un film crédible. Cela implique même un gros travail de renouvellement dans la continuité (là est toute la difficulté). Oliver Stone, pressé par la crise des subprimes, se sentit obligé de produire une petite soeur à son oeuvre fétiche, Wall Street. Mais à sonder les racines de la crise, sa réalisation plonge également dans les abîmes. Raté

 

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Disons-le une bonne fois pour se soulager : Wall Street 2 est un échec cuisant. L’idée même d’une suite suscitait quelques inquiétudes, mais là le résultat se révèle encore plus désastreux…En réalité le cas Wall Street nous montre ce qui différencie une bonne œuvre pop d’une mauvaise.

 

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Wall Street 1 nous réjouit particulièrement grace à sa réalisation inspirée, sa mise en scène proche d'une tragédie grecque, et sa bande son particulièrement en phase avec son époque. Découvrir le capitalisme financier au moyen des démonstrations cyniques d’un Michael Douglas alors au top, magnifié par les sonorités de Sinatra, Verdi, et surtout Talking Head, se révéla bien plus stimulant que n’importe quel séminaire dispensé par Hayek ou Friedman (un célèbre économiste libéral). Oliver Stone se posait alors en visionnaire, véritable Cassandre des temps modernes, délivrant son message préventif en utilisant à la perfection la narration pop, mélange de divertissement et d’enseignement.

 

 

Le célèbre réalisateur aurait pu en rester là, prendre acte de la concrétisation de sa prophétie, mais non… Un excès d’arrogance inconsciente le poussa à réaliser une suite démontrant au reste du monde la véracité de son anticipation. Oui Oliver, tu avais prévu dès 1987 (date de sortie de Wall Street 1) les méfaits de la spéculation mais était-il nécessaire de nous le rappeler en réalisant une suite ?

 


Car ce dernier, avec ce 2ème opus, arrive d'emblée en terrain conquis. Expliquer la crise des subprimes sur le ton d’un cour par correspondance, enrobée d’une histoire mielleuse pour mieux faire passer le tout, ne suffit pas à actualiser l’acerbe critique que représentait le 1er opus. Multiplier par deux tous les effets ne permet pas d’obtenir une suite, encore faut-il les renouveller et les agencer finement. Là, tout demeure excessif : le jeu de Douglas (alors si crédible dans le 1), le jeu du méchant vraiment méchant, du jeune trader qui lime tout de même régulièrement ses canines (alors que Sheen représentait le prototype du jeune loup en bute avec sa conscience), les effets de caméra pillés de toutes parts…Bref, affligeant à en devenir risible.

 


Car tous les ingrédients sont présents pour faire un bon film pop (effets de réalisation, musique…) mais l’absence de dosage finit par produire un plat indigeste. Dans un ultime élan de sauvetage Stone replace le titre principale de Wall Street 1 (Talking Heads-This Must Be the Place) comme si son souvenir nous rendait plus indulgent. Et non, même cela ne suffit pas…

 


Dommage, mais que cela n’entache pas l’audace et la beauté ténébreuse du premier opus. Geeko y lançait comme un affront « Greed is good ». Pas dans ce cas. Oliver, tu as péché par excès d’orgueil ou de cupidité. Passe pour cette fois mais qu’on ne t’y reprenne plus.

 

Par Arthur Fortin - Publié dans : Tendance - Communauté : Art & Culture
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 11:42

 

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Ronde comme un ballon, aussi légère qu’une bulle,  la signature de Mr Mô traverse le champs de la culture pop pour mieux en épouser les références. Inspiré par le graff, son graphisme nous rappelle que cette discipline en fait partie intégrante et que ses couleurs ne sont pas prêtes de s’effacer de notre mémoire. Tout comme les références qu'il draine. Petit voyage dans le temps en sa compagnie :

 

Spider Man 

 

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Batman 


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Ghostbusters

 

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Alice au Pays des Merveilles

 

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JP Gaultier

 

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Run DMC

 

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Mr Mô nous rappelle que, décidément, nous demeurons de grands enfants. Ou bien n'est-ce que lui? Oui ce n'est que lui, certainement... (une petite larme de nostalgie coule le long de ma joue).

Par Arthur Fortin - Publié dans : Tendance - Communauté : blog art
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